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[Génétique] La consanguinité

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[Génétique] La consanguinité

Messagede Les ERA » Lun 15 Fév 2016 15:34

Danger pour les uns, panacée pour les autres, la consanguinité reste une boîte noire un peu magique pour beaucoup. Alors, la consanguinité, magie noire ou magie blanche ? Et bien, rien de tout ça, aussitôt qu’on comprend de quoi il s’agit : un peu de génétique, un peu de mathématiques. Rien de sorcier, rien de miraculeux, mais quelque chose qu’on peut comprendre et donc démystifier.

Cet article inaugure une petite série de quelques épisodes, pour ne pas vous assommer avec tout d’un coup. Ici, nous allons poser quelques définitions, et regarder un cas très simple, très concret. Les méthodes de calcul et les niveaux d’abstraction supérieurs seront abordés plus tard.

Histoire d’être précis, commençons par deux définitions. Un individu est dit consanguin si, des deux côtés de son arbre généalogique (côté maternel et côté maternel), on retrouve un ou plusieurs individus identiques, qui sont appelés les « ancêtres communs ». La conséquence de cette consanguinité, c’est qu’il est possible que l’individu consanguin en question ait reçu à la fois de sa mère, et de son père, deux allèles du même gène rigoureusement identiques, provenant de l’ancêtre commun (et ce, pour tous leurs gènes).

Deux individus sont dits apparentés s’il y a des individus en commun dans leurs arbres généalogiques respectifs. Si deux animaux apparentés se reproduisent ensemble, leur progéniture sera consanguine. [...] Un individu consanguin est un individu dont les deux parents étaient de la même famille. Mais c’est un peu court : on se doute bien que si ses parents sont frère et sœur, ce n’est pas tout-à-fait pareil que si ses parents ont en tout et pour tout un seul arrière-arrière-grand-parent en commun. Donc, nous aimerions pouvoir décrire la « quantité » de consanguinité d’un individu, lui donner un chiffre qui nous dise si elle est élevée ou pas. C’est ainsi qu’un des pères de la génétique moderne, Sewall Wright, a défini le « taux de consanguinité » (ou coefficient de consanguinité) que nous utilisons encore aujourd’hui, et qui est défini de cette manière :

Le taux de consanguinité d’un individu est égal à la probabilité que, pour un gène tiré au hasard, cet individu possède deux allèles strictement identiques, issus d’un même ancêtre.


Le taux de consanguinité est une probabilité. Une chance, une moyenne. Bon, okay, je vais pas vous mentir, on va faire un peu de maths. La bonne nouvelle, c’est que si vous savez déjà calculer une prévision de portée, ou dire que votre rat est « 1/4 porteur bleu », vous savez aussi calculer un taux de consanguinité. C’est exactement pareil. Il suffit d’avoir compris la génétique mendélienne de base, c’est-à-dire, comment les chromosomes et les gènes se transmettent de parent à enfant.

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